Juin 2025
Mois 20xx
Kailen Duern et Luis Murua Burhorn
Charmaine Gooden
Jacob Marion
Highlights
- Guyana-born George Morrison built a legendary Toronto salon scene, styling everyone from Patti LaBelle and k.d. lang to Anne Murray.
- As a teen designer, he staged full-scale fashion shows with couture-level gowns, then carried that flair to his Yorkville salon.
- His Hair and Now salon became a creative clubhouse where artists, socialites and musicians gathered for conversation, community and unforgettable looks.
- Facing racism head-on, he left a pioneering legacy in Black Canadian hair and queer visibility.
George Morrison had a gift for glamour that revealed itself early and never left. Long before he was styling music legends like Patti LaBelle, k.d. lang and Anne Murray, as a teenager, he was already coaching a young Shakira Baksh in beauty pageants, years before she married actor Michael Caine.
In Toronto, Morrison became something of a cult figure with Hair and Now, his salon that served as both a creative space and community hangout. Clients came for the styling but stayed for the vibe, conversation and connection. His clients adored him, not only for his artistry but for his authenticity that continues to inspire those who remember him.
Jeunesse et Carrière
Morrison est né à Georgetown, au Guyana, le troisième de cinq enfants de Stella et George Sr., un directeur d'école qui espérait que son homonyme suivrait ses traces dans le domaine académique. Mais ses passions se trouvaient ailleurs, dans la création de mode, la coiffure et les arts. Contrairement aux attentes de son père, Morrison a poursuivi une carrière dans ce domaine.
By his teens, Morrison was already using his mother’s sewing machine to make clothes for women in his neighbourhood and was staging full-scale fashion shows, complete with hair, makeup and live music. In 1960s Georgetown, when fashion shows were major entertainment events, Morrison’s productions featured 25 models en his signature show-stopping gowns. “He did the hair, the makeup, the dresses, he ran the show,” recalls his daughter, Eloise Morrison. “He was in the newspapers and whenever anybody mentioned his name, people in the community would know about him.”
Ce qui distinguait Morrison n'était pas seulement son talent, mais son instinct d'entrepreneur. Il a acquis la franchise Miss Guyana avant même que la plupart des adolescents aient choisi une voie professionnelle. Il créait également de somptueuses robes de mariée, perlées à la main, brodées et élaborées. « Ce n'étaient pas des robes d'amateur », se souvient Bill Newman, ami de longue date de Morrison. « C'étaient des pièces spectaculaires, de niveau couture. » Son talent lui a apporté succès financier et stabilité, il a donc quitté l'école pour se consacrer à sa carrière.
C'est à cette époque que Morrison a rencontré Cheryl Kennard, 19 ans. Elle venait de rentrer au Guyana après avoir passé deux ans à Londres à suivre une école de coiffure. Sa sœur aînée et sa cousine étaient mannequins pour Morrison, et elle l'est bientôt devenue aussi. Kennard se souvient que Morrison était invité à présenter ses créations lors d'événements caritatifs prestigieux, comme les galas de la Croix-Rouge.
Un jour de 1965, alors qu'il cherchait des candidates pour Miss Guyana, Morrison a rencontré Baksh, une jeune secrétaire discrète au charisme saisissant. Il a vu quelque chose de spécial en elle. La convainquant de devenir mannequin, il l'a accompagnée au concours Miss Univers à Londres, où il a conçu et coiffé chacun de ses looks. Elle a terminé deuxième dauphine. Les deux sont restés proches, même après que Baksh est restée à Londres et ait épousé Michael Caine. Quant à Morrison, nouvellement inspiré et débordant d'ambition, il a jeté son dévolu sur le Canada.
En 1969, peu après son arrivée dans l'ouest de Toronto, Morrison s'est inscrit à une école de coiffure, mais n'y est pas resté longtemps. En quelques semaines, il a reçu son certificat parce qu'il surpassait ses instructeurs, qui ne connaissaient pas la coiffure des cheveux noirs. « Morrison était l'un de ces individus vraiment rares qui savaient instinctivement comment coiffer les cheveux sans aucun enseignement, alors ils lui ont donné son certificat », se souvient Newman.
Toronto was receptive to Morrison’s kind of flair. Shortly after arriving in the city, he became close with Carole Adriaans, one of his clients at Bruce of Cruscendo’s salon, located in the TD tower. Morrison would go on to marry her, Adriaans, on July 17, 1971, later having 2 children, Orson & Eloise. Naturally, he designed his own wedding look.
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« C'était un salon social », dit Newman. « Les gens passaient juste pour traîner, même s'ils n'avaient pas besoin d'une coupe de cheveux. Juste pour être dans l'orbite de George. »
Morrison then quickly opened his first salon, called Designs by George, at 21 Hazelton Ave. “It was a one-stop shop,” says Eloise. “You’d come in and he’d measure you, design your dress, sew it, then do your hair and makeup. You left fully styled by George.”
Many clients who came only wanted to see George, despite a full staff at the salon. He became burnt out by the constant demand and long hours, which led him to join another salon in 1971, focusing on doing hair and creating gowns on the side.
Au salon de coiffure de Robin Barker à Yorkville, une enclave branchée de l'élite torontoise, il a retrouvé Kennard, qui avait récemment déménagé au Canada et travaillait à Sherway Gardens. Barker avait besoin d'un coloriste, alors Morrison l’a appelée, et Kennard s'est jointe à l'équipe. « George avait une clientèle immense. Il était l'une des personnes les plus talentueuses que j'aie jamais rencontrées », se rappelle Kennard.
Barker se souvient bien de cette époque. « George était une partie importante de mon salon », dit-il. « Nous avions la première clientèle "ébène et ivoire" de la ville. À l'époque, nous ne pensions pas en termes de mode noire ; nous pensions en termes de tendances capillaires. » Barker, qui s'était formé à Detroit auprès du coiffeur noir Sam Orr, a créé un espace inclusif où Morrison s'est épanoui.
Six mois plus tard, en 1972, Morrison et Kennard ont décidé d'ouvrir leur propre salon. Les deux ont lancé Hair and Now sur la rue Collier, juste au coin de celui de Barker. Trois coiffeurs du salon de Barker sont partis pour les rejoindre, et le salon a connu un succès immédiat.
« George et moi travaillions ensemble sur les communiqués de presse pour la nouvelle saison. George était exceptionnellement talentueux », se souvient Barker. « Ça m'a fait mal quand il est parti et qu'il a emmené un autre coiffeur avec lui, mais il n'y avait aucune rancune. Tout le monde adorait George », conclut-il.
« Hair and Now n'était pas qu'un salon, c'était une scène », dit Newman. N'importe quel jour, vous pouviez entrer et y voir des artistes, des mondains ou des musiciens. C'était l'endroit où il fallait être, un lieu de rassemblement et un espace communautaire. Morrison avait une liste fidèle de clients, et Newman raconte qu'il passait au salon simplement pour flâner, parce qu'on ne savait jamais qui serait dans la chaise de Morrison ce jour-là. « C'était un salon social », dit Newman. « Les gens passaient juste pour s’arrêter, même s'ils n'avaient pas besoin d'une coupe de cheveux. Juste pour être dans l'orbite de George. »
Morrison had a kind of presence that was quiet, composed, almost impossibly serene. Kennard remembers studying him as he worked: “He never seemed stressed. He was calm and a real master to learn from,” she says. “I learned just by watching him.”
Evenings at the salon were lively. Tuesdays and Thursdays turned into impromptu parties with wine, gossip and laughter. More than once, those nights ended on a disco dance floor. “Those were some of the best years,” Kennard reflects. “We had a really successful 10-year run.”
Puis un jour, Morrison a décidé qu'il était temps de tourner la page. Il a rejoint Raffaello's, une autre institution familiale de Yorkville, où il est resté jusqu'à sa « retraite », vers 2015. Mais en vérité, Morrison n'a jamais vraiment pris sa retraite. La coiffure était plus qu'un métier. C'était son art, son langage et sa façon de naviguer dans le monde, et elle ne l'a jamais quitté.
« C'était un défi pour lui », dit Eloise. « Nous avons eu de vraies conversations sur la race, sur ce que signifiait être un homme noir travaillant dans cette partie de la ville. Mais à cause de qui il était, il s'est créé sa propre place. »
Mode et Diversité
Morrison était guyanais et à moitié portugais. À Georgetown, explique Eloise, la société était façonnée davantage par la classe que par la race; le statut communautaire comptait plus que la couleur de peau. « Aux défilés de mode de mon père, il accueillait des femmes de toutes les origines ethniques pour défiler sur ses podiums », se souvient-elle. « C'était une question de beauté, de présence et de confiance, pas de couleur. »
Son arrivée à Toronto, malgré tout son éclat cosmopolite de la fin des années 1960, a provoqué un choc de réalité brutal. Le salon de Morrison sur l'avenue Hazelton était situé au cœur de l'enclave majoritairement blanche de Yorkville. Le racisme était flagrant, et les règles non dites sur qui appartenait à quel endroit frappaient fort. « C'était un défi pour lui », dit Eloise. « Nous avons eu de vraies conversations sur la race, sur ce que signifiait être un homme noir travaillant dans cette partie de la ville. Mais grâce à qui il était, il s'est créé sa propre place. »
Morrison n'était pas du genre à se replier face à l'exclusion, et il a percé dans des espaces qui ne lui étaient normalement pas accessibles. En 1971, il est devenu le premier homme noir invité à l'exclusif Granite Club, l'un des clubs sociaux privés les plus élitistes de Toronto. L'événement, en partie dîner, en partie salon de mode, présentait des personnalités influentes comme Doris Anderson, rédactrice en chef de Châtelaine, et Eleanor Fulcher, fondatrice d'agence de mannequinat. Morrison, élégant et imperturbable, a été photographié en train de se mêler à l'élite sociale de la ville. Ce moment chargé de symbolisme racial et d'élégance a été capturé dans un article de Toronto Life qui demeure révolutionnaire.
Influence et Héritage
Morrison’s influence wasn’t limited to Canada; his name carried weight across borders. During his Hair and Now years, Morrison and his business partner Cheryl Kennard were invited to Los Angeles by a prominent Black hairstylist who had developed a new straightening system specifically for black hair. The invitation was a sign of respect.
Word of Morrison’s artistry had travelled, and in L.A., American stylists knew exactly who he was. People wanted to meet him, to entertain him. Whether in Georgetown, London, Yorkville, or Los Angeles, Morrison stood out not just because of his talent, but because he carried himself like someone who knew exactly who he was.
Avec Carole Adriaans, Morrison a eu deux enfants, Orson et Eloise. À la maison, Morrison était tout le contraire d'une diva. « Il n'a jamais élevé la voix », se souvient Eloise. « Tout passait par la conversation. Il nous a appris à être ouverts, sans jugement, et à vraiment voir les gens tels qu’ils sont. » Il montrait son amour par des gestes discrets d'attention, comme confectionner à la main la robe de bal de sa fille et lui couper et coiffer les cheveux.
Après son divorce avec Adriaans en 1975, Morrison a fait son coming-out en tant qu'homme gai, une décision qu'il a embrassée avec grâce et courage. Il n'a pas fait de grande annonce, et ne s'est pas excusé. Il a simplement choisi de vivre tel qu'il était, authentiquement et sans honte, et cela a inspiré ses proches.
Quand il n'était pas derrière une chaise de salon ou une machine à coudre, on pouvait trouver Morrison dans son jardin ou en train d'organiser des soirées légendaires dans sa maison de High Park avec son partenaire, Dave Belton. Lors d'un rassemblement mémorable, il avait préparé un cochon rôti entier, coupé en morceaux gérables pour entrer dans son four, évidemment. « C'était ça, George », se souvient Newman. « Élégant, extravagant et toujours prêt à relever un défi. »
Même en vieillissant, Morrison n'a jamais cessé de créer. Il a écrit des mémoires, « Bear No Malice », sur sa vie au Guyana et sa relation compliquée avec son père, les révisant jusqu'à son décès.
Kennard still misses their daily phone calls, long after their salon days have ended. “He was someone you just wanted to talk to,” she says. Morrison had a gift for conversation, for real connection, and many of his clients became lifelong friends.
A true architect of glamour, he styled the likes of Patti LaBelle, k.d. lang, and Anne Murray, and helped launch a young Shakira Baksh, the future Lady Caine, on her path to the Miss Universe stage.
Morrison passed away on November 24, 2020, at the age of 75, leaving a pioneering career and a chapter in Canadian fashion and beauty history. In an era when few Black stylists were granted visibility in upscale circles, Morrison built his own platform, shaping not just hairstyles but representation in Toronto’s fashion and salon scenes.
His story is not just a personal legacy, but also an important part of the history of Black excellence in Canada’s fashion and beauty industry.






































