Kimberlyn Parris

Repérée au centre commercial Lime Ridge de Hamilton par Elmer Olsen, elle est par la suite partie à la conquête des plus grandes scènes de mode mondiales.

Découverte par Elmer Olsen au centre commercial Lime Ridge de Hamilton, elle a ensuite conquis les plus grandes scènes de la mode.

NomKimberlyn P. ParrisDate de naissanceLe 11 maiLieu de naissanceHamilton, Ontario, CanadaOrigine ethniqueBarbadienneProfessionsMannequin, conseillère mondiale en immobilier agrééePartager ceci

Highlights

À 17 ans, Kimberlyn Parris est entrée dans un monde de la mode qui, à l'époque, n'était pas fait pour elle. Le mélange unique de talent, de résilience et d'ambition de Parris, une jeune femme noire de Hamilton, en Ontario, l'a menée des concours de mannequinat locaux aux podiums de haute couture à Paris, Milan et New York.

Malgré de nombreux défis, tels que le racisme, le manque de représentation et un standard de beauté qui excluait les personnes de son groupe ethnique, elle a bâti une carrière qui n'a pas seulement ouvert des portes pour elle-même mais aussi pour d'autres mannequins noirs et métissés. Aujourd'hui, alors qu'elle continue son parcours, Parris médite sur l'évolution de l'industrie de la mode, les barrières qu'elle a brisées et les leçons qu'elle a apprises en chemin.

Stylish woman in yellow top and white pants, sitting on a golf cart with mountain backdrop.
Dans MORE Magazine (Londres), p. 89
Woman in a colorful patterned dress and beige puff-sleeve jacket holding a yellow umbrella, surrounded by other colorful umbrellas under a blue sky.
Mannequin pour Macy’s

Jeunesse et Carrière

Parris a grandi dans la petite ville de Hamilton, où elle a été exposée à une communauté soudée et culturellement diverse. Son héritage barbadien a eu une forte influence sur son éducation, l'encouragement de sa famille lui a permis de poursuivre diverses activités, du basketball à l'athlétisme en passant par le piano et le travail comme aide-bibliothécaire. Elle était une athlète exceptionnelle lors de ses études à l'école secondaire Sir Allan MacNab, remportant le championnat en athlétisme de « l'Ontario Federation of School Athletic Associations (OFSAA) ». Mais c'est le mannequinat qui deviendrait finalement sa carrière.

L'introduction de Parris au mannequinat s'est faite par hasard. À 17 ans, en rapportant des vêtements dans un magasin du centre commercial Lime Ridge, elle a été repérée par Elmer Olsen, un agent de mannequins du Canada des plus reconnus. Il l'a encouragée à participer au concours Elite Model World, une décision qui changerait sa vie. Elle s'est classée dans les cinq premières du concours et s'est bientôt retrouvée à voyager vers Nice, en France, pour le prestigieux concours Elite Model Look, pour représenter le Canada sur une scène internationale. Là-bas, elle a concouru aux côtés de 300 autres candidates et elle est sortie victorieuse dans la compétition podium, se classant première, malgré la compétition féroce.

Norwayne Anderson, le tout premier agent de mannequin de Parris, dit : « Avec sa peau sombre radieuse et un sourire qui pourrait illuminer mille étoiles, Kimberlyn était toujours un mannequin destiné au succès. »

 

 

Cette section spéciale crée un espace de deux photos qui débordent sur la marge latérale.

 

 

Model wearing a colorful floral patterned shirt, holding a woven beige handbag, for a fashion accessories advertisement.
Mannequin pour United Colors of Benetton
Two models, one with platinum hair and the other with dark skin and styled hair, pose close together against a white brick wall, wearing denim jeans.
Mannequin pour Levi’s

« Parfois j'étais cantonnée à un travail plus commercial parce que mon look ne s'intégrait pas toujours dans le moule de la haute couture », dit-elle. « Mais j'ai trouvé mon créneau, et mon sourire est devenu ma signature. J'ai décroché plus d'une douzaine de publicités télévisées nationales américaines. »

Tout au long de sa carrière, Parris a travaillé avec certains des plus grands noms de la mode et de la publicité, incluant des campagnes internationales et des défilés pour des marques comme Diesel, Vogue, J.Crew, United Colors of Benetton et Cabi. Son moment le plus fier est venu quand elle a pu s’émanciper financièrement en tant que jeune femme, ayant la capacité de vire dans divers pays et se faisant un nom dans une industrie notoirement difficile.

« Vivre avec une valise, voyager dans le monde, apprendre de différentes cultures, c'était la meilleure expérience que j'aurais pu avoir », réfléchit-elle. « Je ne suis pas allée à l'université, mais l'industrie de la mode m'a tellement appris. »

Son travail aux quatre coins du globe comme en Afrique du Sud, en Allemagne, à Barcelone et en Grèce pour n’en citer que quelques-uns, lui a permis de construire son portfolio et de s'immerger dans différents environnements culturels. Chaque expérience a davantage cimenté sa place dans l'industrie.

« À l'époque, j'encourageais mes mannequins de couleur à retourner à la mère patrie, l'Afrique. Cette expérience était transformatrice ; elle leur apprenait que leur noirceur et leur mélanine n'étaient pas des menaces mais des sources de grandeur », dit Anderson.

Après son retour au Canada, Parris était devenue un mannequin international recherché, avec des cachets plus lucratifs et une solide réputation pour ses compétences et son professionnalisme.

Mode et Diversité

Malgré son succès précoce, le parcours de Parris dans l'industrie du mannequinat n'était pas sans difficultés. En tant que l'une des rares mannequins noires dans un environnement de travail majoritairement blanc, elle se retrouvait souvent être la seule femme noire sur le plateau. « Dans les années 2000, beaucoup de maquilleurs ne connaissaient pas ou n'avaient pas les produits pour correspondre à mon teint », se souvient-elle. « Je devais apporter mon propre fond de teint Bobbi Brown à chaque séance photo ou plateau commercial, m'assurant que ma peau n'avait pas l'air terne. »

Alors que sa carrière avance et son agenda se remplit, Parris sillonne les capitales de la mode: Milan, Paris, Londres et New York, elle réalise que la mode ne marche pas à la même cadence que la diversité. Les castings étaient souvent décourageants. « J'entrais dans une salle de casting, et ils ne regardaient même pas mon portfolio », se souvient-elle. « On pouvait dire tout de suite s'ils cherchaient quelqu'un comme moi ou non. » Malgré ces obstacles, elle a persisté, refusant de laisser les préjugés de l'industrie brimer son audace.

Sa résilience et sa détermination l'ont aidée à décrocher des contrats de haut voltige, de travailler avec des agences d'élite comme Wilhelmina Models, Why Not Models et One Management, à apparaître dans les publicités J.Crew et défiler pour de grandes marques à chaque semaine de mode.

Cependant, Parris a aussi fait face à des défis en raison de ses traits distinctifs. « Parfois j'étais cantonnée à un travail plus commercial parce que mon look ne s'intégrait pas toujours dans le moule de la haute couture », dit-elle. « Mais j'ai trouvé mon créneau, et mon sourire est devenu ma signature. J'ai décroché plus d'une douzaine de publicités télévisées nationales américaines. »

Malgré la sous-représentation, Parris a trouvé la force dans son unicité, affirmant que son look distinctif était un atout qui la distinguait dans une industrie surpeuplée. « J'étais la seule fille noire sur le plateau la plupart du temps, mais cela m'a appris à me démarquer et à ne pas avoir peur d'embrasser mon identité », dit-elle.

Close-up of a woman with gold eyeshadow and a textured jacket featuring a bow detail.
Mannequin pour Coach

Influence et Héritage

L'héritage culturel et intellectuel de Parris reflète les changements qui prenaient place lentement mais sûrement dans l'industrie. Au moment où elle a pris son élan au début des années 2000, elle faisait partie du grand mouvement qui prônait la diversité dans l'environnement de la mode. Elle représente fièrement une génération de mannequins noirs et métissés qui ont lutté pour la reconnaissance dans un espace qui, jusque-là, avait été défini par des standards de beauté étroits.

Anderson a souligné que l'impact de Parris sur la diversité raciale dans la mode encourage les gens à se voir non seulement à travers la couleur de leur peau, mais plutôt comme une présence autosuffisante. « L'industrie de la mode, avec sa politique et ses insécurités, évolue constamment », dit Anderson. « Une chose est certaine : alors que le monde change, les visages de la mode changent aussi », ajoute-t-il.

En tant qu’idole pour les mannequins noirs et métissés en herbe, Parris offre des conseils pour les générations futures : « De nos jours, vous avez besoin d'un plan de secours. L'industrie a beaucoup changé. Avec l'essor des médias sociaux et des mannequins IA, ce n'est plus seulement une question d'apparence, c'est une question de rester pertinent, de se réinventer constamment et de travailler avec des agents qui vont se battre pour vous. »

Model in a vintage denim jumpsuit with yellow boots, accessorized with a headwrap and choker.
Défilé DIESEL en Crète, Grèce

« Vivre avec une valise, voyager dans le monde, apprendre de différentes cultures, c'était la meilleure expérience que j'aurais pu avoir », réfléchit-elle. « Je ne suis pas allée à l'université, mais l'industrie de la mode m'a tellement appris. »

Alongside modelling, Parris created and produced an international talent show, God has a plan for me! in loving memory of her Father, Adelbert Parris. She gave scholarships from the proceeds to students in Barbados, Hamilton and Los Angeles. “When my father passed away suddenly, providing scholarships while sharing my father’s favourite hobbies was a huge part of my healing,” she reminisces. Her competition’s first winner, Hailey Lewis, now works in theatre as the lead in the SIX American tour.

Récemment, Parris a ajouté l'immobilier à sa liste d'accomplissements. En rejoignant la firme immobilière de luxe Sotheby's International Realty, elle continue de travailler à l'échelle mondiale. 

Les contributions de Parris à l'industrie de la mode, à la fois devant et derrière la caméra, laisseront un impact durable. « Je n'ai jamais rien tenu pour acquis, et je ne changerais rien », dit-elle. « Cela a été un parcours incroyable, et je suis fière des portes que j'ai contribué à ouvrir pour la prochaine génération de mannequins. »

Archives d’images à BFC :

Beginning of article

Go to Top
0
Lisez les commentaires et donnez votre avis !x